Est-ce que tous les morceaux de plastique ayant été fabriqués existent encore aujourd’hui ?

Dans l’image ci-dessus, les brosses à dents en plastique sont alignées sur la plage Kahuku. C’est un acte d’activisme visant à éveiller les consciences sur l’utilisation astronomique de plastique dans notre société d’aujourd’hui. C’est une partie de la campagne des Ocean Defenders, où le bateau de GreenPeace, l’Esperanza MV, met les voiles vers l’océan Pacifique. La raison d’être de cette campagne est de documenter la véritable menace du plastique envers l’environnement et la vie maritime.

Loin des yeux, loin du coeur

Dans notre société occidentalisée, le plastique tombe souvent dans la catégorie « loin des yeux, loin du coeur. » Bien sûr, nous utilisons du plastique du moment où nous nous réveillons le matin (pour nous brosser les dents) au moment où nous éteignons nos lampes (interrupteurs en plastique) et notre télé pour aller dormir – mais qu’en est-il de tout le plastique qui finit par être jeté à la poubelle ou recyclé ? Puisque nous ne voyons pas vraiment ces déchets en plastique de près, c’est quand même assez facile de simplement les oublier, ou carrément de ne pas y penser, ni de réfléchir d’où cela provient, tout en continuant de consommer.

Pendant ces deux derniers mois, j’ai voyagé au Mexique et au Pérou, et bien que de nombreuses villes de ces pays étaient relativement propres, si vous vous aventurez dans la banlieue, et le long des autoroutes, vous trouverez une quantité astronomique de déchets en plastique, plus particulièrement de sachets en plastiques et de bouteilles d’eau en plastique. Il y en a littéralement des millions, répandus partout sur notre précieuse Mère Nature. Un de mes amis m’a dit : « Waouh, c’est vraiment dégoûtant, les gens ne se soucient pas de leur environnement, comment peuvent-ils avoir l’impression que c’est acceptable ? » Mais je me suis rendue compte que ce n’est en fait pas pire que que les habitudes de consommation de plastique des pays les plus « avancés ». La seule différence, c’est qu’on le voit. Dans un sens, c’est mieux, puisque vous avez un rappel constant de ce à quoi vous contribuez à chaque fois que vous décidez d’utiliser un sachet ou une bouteille en plastique.

Dans nos sociétés plus « avancées », les villes ont des poubelles partout, et des éboueurs et de grosses bennes dans lesquelles mettre les déchets. Ensuite, tout cela est envoyé si aisément vers la décharge ou le centre d’enfouissement le plus proche, pour ne plus jamais en entendre parler. En quoi est-ce mieux ? Cela pollue quand même notre environnement, énormément. Ce plastique NE se décompose PAS, du moins, pas en moins de 500 ans, bien après qu’il ait fait tous ses dégâts à notre précieux environnement. Il est vrai que chaque morceau de plastique jamais créé existe encore aujourd’hui. Cela signifie qu’il existe encore, à l’heure actuelle, quelque part sur notre planète, 8,3 milliards de tonnes métriques de plastique. Prenez cela en considération pendant une seconde.

Et le recyclage ?

Chaque jour, on produit, utilise et jette de plus en plus de plastique. Oui, il y a du recyclage, parfois, mais de nombreux pays n’ont pas suffisamment d’installations de recyclage, ce qui fait que la majorité du plastique n’est pas ou ne peut pas être recyclé. Ça alors ! Le fait est que nombre d’entre nous justifions nos actions tout simplement parce que nous recyclons. Donc, ça n’élimine pas le problème ? Pas vraiment… Si nous voulons vraiment faire la différence, nous n’avons qu’une seule option, c’est simplement d’ARRÊTER D’UTILISER AUTANT DE FICHU PLASTIQUE !

Nous devons prendre cela au sérieux, et commencer à prendre la responsabilité de nos actions. Nous savons que nous ne pouvons pas continuer à consommer de cette manière, et pourtant, nous continuons à le faire, encore et encore. Bien sûr, c’est également la faute des grandes entreprises, parce qu’ils choisissent d’utiliser des matières plastiques pour leurs produits. Mais comme nous l’avons vu à petite échelle, si nous, en tant que consommateurs, arrêtons d’acheter des produits contenant du plastique, les entreprises vont devoir commencer à utiliser des options alternatives et respectueuses de l’environnement.

Mais c’est par NOUS  que ça commence. McDonald et Starbucks ont déjà initié une telle initiative en vendant des matériaux compostables, ou en faisant payer une charge pour les récipients et couvercles en plastique. C’est un début, et un pas dans la bonne direction. Nous avons également vu des villes entières prendre des initiatives, comme Sans paille à Seattle – par exemple, la ville entière a banni l’utilisation de pailles en plastique pendant un mois, pas seulement pour arrêter le gaspillage, mais aussi pour montrer que des objets tels que les pailles sont assez inutiles. Les gens les oublient quand ils n’en ont plus.

Le changement commence par vous

Il est facile d’écarter ces éléments en pensant « Comment pourrais-je espérer réellement faire la différence ? » Eh bien, tout ce que vous faites aura un impact sur la vie de ceux qui vous entourent. Le simple fait de refuser une paille dans votre verre, d’utiliser des sachets alimentaires réutilisables pour faire vos courses, et d’amener votre mug réutilisable au café, pourrait inspirer les autres à faire de même. Vous ne savez pas vraiment quel impact vous pouvez avoir sur la vie des autres. En plus, si tout le monde pensait « Je ne peux pas faire la différence seul, donc pourquoi m’embêter ? », rien ne changerait jamais ! C’est à chacun d’entre nous d’être le changement que nous voulons voir dans le monde. S’il y a quelque chose que nous n’aimons pas, libre à nous de le changer. Tout le monde devrait se demander : « Que puis-je faire pour réduire mon propre impact sur l’environnement et sur la planète ?

Le simple fait qu’une chose soit difficile ou inopportune ne veut pas dire qu’elle n’en vaut pas la peine. Si Lauren Singer peut passer 5 ans sans produire aucun déchet, nous pouvons tous certainement au moins réduire de manière drastique la quantité de déchets que nous produisons. Nous devons devenir responsables de nos actions, et faire notre part des choses, dans le but de créer le monde dans lequel nous voulons vivre. Vous devez vous demander si vous préférez faire partie de la solution ou du problème. Chaque choix que vous faîtes fait partie de l’un ou de l’autre, choisissez donc prudemment.

Traduction et ajouts par Valentin Sterckman, Chercheurs de Vérités

Source: http://www.collective-evolution.com/2018/02/06/does-every-single-piece-of-plastic-ever-produced-still-exist-today/

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